L’économie dans les associations (Janvier 2007)

Numéro spécial de la CPCA

Au début du XXe siècle comme au début du XXIe, la question de la capacité économique des associations est un sujet politique, pour ne pas dire politisé, déterminant pour le développement de la vie associative tout entière. Il faut se rappeler qu’à la création de la loi de 1901, les débats parlementaires témoignent de la volonté du législateur de limiter l’association à un groupement de personnes sans capacité économique. Dans le contexte du tournant du siècle, c’est la peur de voir se constituer un corps intermédiaire qui aurait les moyens de son indépendance économique et donc politique, qui préoccupe les responsables.

Aujourd’hui, si le contexte est radicalement différent, on entend parfois nos élus, voir certains associatifs, dire que le monde associatif doit être débarrassé de tout ce qui en fait un acteur économique incontournable : relations contractuelles avec les pouvoirs publics, mis en œuvre d’actions d’intérêt général, professionnalisme, expérimentation socio-économique, insertion professionnelle etc.

On craint toujours la création d’un véritable corps intermédiaire, le troisième pilier de la démocratie à côté du politique et du syndicat. On craint que les citoyens organisés participent au débat de société autrement que dans le cadre fixé par les élus. Ceux-ci prônent la participation des citoyens mais certains font tout pour la retarder.

En parlant d’économie dans les associations, cette revue essaie de montrer ce qui est très peu visible ou étudié dans le monde associatif : l’économie d’un secteur transversale qui n’a pas la reconnaissance qu’ils méritent au même titre que l’artisanat ou les professions libérales.

Faire connaître l’économie dans les associations, c’est reconnaître la vraie place du monde associatif dans le XXIe siècle. En actes et sans malentendus.

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Cette publication a été réalisée par CPCA Nationale.

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